Dimanche 06 août 2017, Vincent Codjo ACAKPO, l’actuel locataire de l’hôtel de ville de Dogbo, a été reçu sur l’émission ‘’ Débat de la semaine’’ qui a lieu tous les dimanches sur Radio Mono la voix de Lokossa, animée par l’éminent journaliste Wilfried SENOU. Le Maire a passé au peigne fin, les dessous de l’éventuelle destitution dont il est victime depuis quelques mois. Aussi la poursuite et l’achèvement de la construction de l’hôtel de ville a attiré l’attention du journaliste qui n’a pas manqué de poser des questions dans ce sens pour comprendre ce qui bloque les travaux de finition du joyau sur lequel tous les regards sont tournés. La gestion de la coopération décentralisée qui déchire le conseil communal n’a pas été occulté à cette occasion.

Pour quelle raison le Maire est – il dans le viseur de certains conseillers communaux ?

Le projet de destitution du Maire, Vincent Codjo ACAKPO a son plein sens du moment où les échéances électorales de 2019 s’approchent à grand pas et qu’il faille tout mettre en œuvre pour dépopulariser voire déstabiliser l’actuel locataire de la mairie de Dogbo afin de réduire ses chances pour se présenter aux législatives. Dans ce schéma, les frondeurs s’activent pour enlever le Maire de son poste. A déclaré-le Maire au journaliste avant de continuer dans son développement pour ressortir les vrais raisons qui justifient la crise de confiance qui s’observe actuellement entre son premier adjoint et lui.

En effet, le Maire a délégué son pouvoir à son premier adjoint afin qu’il le représente au sein de la Commission de Passation des Marchés Publics en tant que Président. Au cours de l’exercice de ses prérogatives, il a fait montre de beaucoup de légèretés dans la gestion de cet organe très sensible.

Qu’est ce qui est à l’origine de la crise de confiance ?

Après étude et analyse du premier avis d’appel d’offres de l’année 2016, il a été constaté par l’autorité, que son représentant a enlevé du document, la page comportant le sous détail des prix unitaires de l’offre financière du marché pour remplacer par une autre afin de faire gagner le marché par son client. Alors qu’au vu et au su de tout le monde, le Chef Service Etude et Travaux Publics de la Mairie de Dogbo, Secrétaire au sein de l’organe, a fait copie des propositions de prix contenus dans le dossier des soumissionnaires. Subitement, on note que le mieux disant est devenu le moins disant. Alors que les offres ont été ouvertes en présence des représentants des soumissionnaires et des membres des deux commissions en charge de la gestion des marchés publics. C’est la vigilance des uns et des autres qui a permis de déceler cette fraude. La deuxième affaire est relative à un scénario de corruption. En effet, après le lancement de l’avis d’appel d’offres relatif à la construction de la maternité d’Agnavo, avant l’ouverture des plis, un prétendant soumissionnaire a offert deux (02) millions de F CFA au Maire afin que le marché lui soit attribué à l’issue des travaux de dépouillement. Celui-ci a rejeté l’enveloppe pour éviter tout problème. Il alla ensuite vers le Président de la Commission de Passation des Marchés Publics, le Premier Adjoint qui accepta l’offre sans avis du Maire. Après étude des dossiers d’appel d’offres, il se révèle que celui qui a corrompu le Président n’est pas éligible. Informés de la situation, les autres membres de la commission ont estimé que la procédure est entachée de fraude et ont manifesté leur refus de signer le procès-verbal d’attribution provisoire du marché au mieux disant. Dépassé par ces faits, la première autorité prit la résolution d’annuler l’acte de la délégation d’attribution qui l’a enlevé de la Présidence de la commission. Par ailleurs, sur 09 dossiers d’appel d’offres lancés en 2016, seulement trois (03) ont été homologués et les six (06) autres rejetés et repris en cette année 2017. C’est donc fort de cela que le Premier Adjoint aurait choisi de déclarer la guerre à son chef hiérarchique en entrainant dans son rang certains Elus qui se trouveraient dans une situation similaire que lui.

A propos de l’hôtel de ville, le Maire de Dogbo rassure ses populations que d’ici 15 décembre 2017, le nouveau bâtiment administratif sera réceptionné parce que les problèmes y afférents sont déjà décantés.

Que reproche t – on au Maire dans le cadre de la coopération décentralisée ?

Dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat entre la ville de Roeselare et celle de Dogbo, le protocole signé précise que, pour des raisons de traçabilité, la domiciliation des fonds issus de la coopération doivent se faire sur le compte « Coopération décentralisée, commune de Dogbo ». A cet effet, les ressources des différentes activités ne sauraient être transférées sur le compte du trésor public, ni faire objet d’une quelconque budgétisation.

Pour les frondeurs, le Maire et ses proches empochent chaque année une somme de Trente millions de franc CFA ; ce qui ne concorde pas avec les résultats de l’audit de vérification de la gestion de la coopération décentralisée demandée par le Conseil Communal.

Pour finir, le journaliste a voulu recueillir l’avis de l’autorité sur la crise qui secoue actuellement le Parti Social Démocrate (PSD). A ce sujet, le Maire a suggéré que, pour régler définitivement cette situation, les sages du Couffo doivent s’organiser pour accompagner le Président Emmanuel GOLOU auprès du Président Fondateur du parti, Bruno AMOUSSOU afin qu’il reconnaisse ses erreurs vis-à-vis de lui et de tous les membres du Parti Social Démocrate. Cette démarche pourrait rassurer le Président Fondateur et les autres leaders du parti à regagner la confiance de leur frère Emmanuel GOLOU. Ce qui contribuerait énormément au règlement définitif de la crise au sein de la famille PSD.

La présence du Maire de la Commune de Dogbo sur les antennes de Radio Mono, la Voix de Lokossa a pour but d’éclairer l’opinion publique sur les différentes situations qui prévalent actuellement à la mairie de Dogbo.

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